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FIFA | DE NOUVELLES RÉVÉLATIONS DE 2016 RATTRAPENT GIANNI INFANTINO

La pression continue de monter autour de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA fait déjà face à une contestation croissante autour de sa gouvernance et à une offensive juridique préparée par l’UEFA, de nouveaux éléments issus d’une ancienne enquête menée en 2016 viennent raviver la polémique.


Selon des documents récemment révélés par The Telegraph, l’enquête ouverte quelques mois après l’arrivée d’Infantino à la tête de la FIFA portait notamment sur plusieurs déplacements effectués à bord de jets privés mis à disposition par la Russie et le Qatar, alors pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022..
DES VOYAGES EN JETS PRIVÉS AU CŒUR DU DOSSIER
Les investigations de l’époque s’étaient notamment intéressées aux conditions dans lesquelles Infantino avait effectué certains déplacements internationaux.D’après les éléments rapportés, le président de la FIFA avait accepté des vols privés pris en charge par la Russie et le Qatar alors que des billets sur des vols commerciaux avaient été prévus.
Une estimation citée dans les documents de l’époque évaluait la valeur de ces invitations à au moins 115 000 à 150 000 dollars, selon les appareils et les trajets concernés.L’affaire avait rapidement soulevé des interrogations sur les éventuels conflits d’intérêts et sur la compatibilité de tels avantages avec les exigences d’intégrité attachées à la fonction de président de la FIFA.
LE DÉPLACEMENT AU VATICAN AU CENTRE DES INTERROGATIONS
L’un des épisodes les plus sensibles concernait également un déplacement au Vatican, où Infantino devait rencontrer le pape.Même si l’enquête n’avait finalement pas retenu de violation du Code d’éthique de la FIFA et avait blanchi le dirigeant, certains éléments du rapport avaient néanmoins formulé des réserves sur son comportement.
La question de son «intégrité totale» avait notamment été soulevée concernant les circonstances de ce déplacement.Cette nuance est importante : Infantino n’avait pas été sanctionné à l’issue de cette procédure de 2016. La résurgence du dossier intervient donc aujourd’hui davantage comme un nouvel élément alimentant les critiques sur sa gouvernance que comme la réouverture officielle de cette ancienne procédure.
DES DÉPENSES PERSONNELLES ÉGALEMENT ÉVOQUÉES
L’ancien dossier comportait par ailleurs des accusations concernant l’utilisation de fonds de la FIFA pour certaines dépenses personnelles. Des documents évoqués à l’époque faisaient notamment état de dépenses liées à son domicile et à certains achats personnels.
Ces éléments avaient contribué à alimenter les interrogations sur la gestion des ressources de l’instance. La FIFA avait cependant maintenu que l’enquête éthique n’avait pas établi de violation justifiant une sanction contre son président.
UNE NOUVELLE BATAILLE AVEC l’UEFA
La résurgence de ces révélations intervient dans un contexte particulièrement tendu entre la FIFA et l’UEFA.L’instance européenne prépare actuellement une plainte pénale en Suisse visant Gianni Infantino dans le dossier du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), destiné à transférer une partie des droits commerciaux futurs de la FIFA à une nouvelle structure financée par des investisseurs privés.
Le projet, vivement contesté par plusieurs acteurs du football mondial, a finalement été abandonné.L’UEFA cherche désormais à obtenir des documents susceptibles d’étayer sa démarche judiciaire et accuse notamment la gouvernance d’Infantino d’avoir conduit le projet de manière problématique. Une demande a déjà été déposée devant une juridiction américaine afin d’obtenir des éléments utiles à une éventuelle procédure en Suisse.
INFANTINO SOUS PRESSION À L’APPROCHE DE 2027
Ces nouvelles révélations viennent donc s’ajouter à une crise politique qui prend de l’ampleur à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en 2027.L’UEFA et plusieurs autres acteurs du football européen contestent désormais ouvertement la gouvernance d’Infantino, tandis que des appels à son départ se multiplient.
Dans le même temps, le président de la FIFA conserve encore des soutiens importants au sein de plusieurs confédérations et associations membres.Dix ans après l’ouverture de cette première enquête, les anciennes zones de turbulences autour des voyages privés et de certaines pratiques de gouvernance ressurgissent donc au pire moment pour Gianni Infantino.
Blanchi en 2016, le président de la FIFA doit désormais affronter une nouvelle tempête politique et judiciaire. Et à l’approche de la bataille pour sa réélection, chaque révélation pourrait peser davantage dans le rapport de forces qui se dessine autour de la gouvernance du football mondial







