ATHLETISME/ LE KENYA ET LE GOULOT DU DOPAGE

Reconnu comme l’une places fortes de l’athlétisme dans le monde, le Kenya est cependant et malheureusement un laboratoire du dopage. L’Agence mondiale anti dopage (AMA ? L’Unité pour l’intégrité dans l’athlétisme (AUI) travaillent constamment sur le sujet et la perspective des championnats du monde est bien arrivée pour mettre le Kenya face à ses responsabilités.

En  mars 2026, 27 athlètes kenyans avaient été ont été épinglés et suspendus par l’agence kenyane de lutte contre le dopage (ADAK). De grands noms de l’athlétisme kenyan figuraient parmi les suspendus dont  Rita Jeptoo, ancienne reine du marathon. Ces chiffres établissent l’évidence de l’urgence d’une action de choc afin d’arrêter ‘hémorragie.

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« C’est un grand honneur  pour vous (d’être souvent sollicité pour l’organisation de grands événements d’athlétisme, ndlr) mais c’est aussi une plus grande qui vous impose de grandes exigences », a indiqué  Witold Banka, président de l’AMA. Le  soldat de l’antidopage mondial mettait ainsi les autorités kenyanes face à leurs responsabilités dans un discours prononcé au cours d’un récent séjour au pays de Jomo Kenyatta. Banka a particulièrement mis l’accent sur l’importance d’une action concertée et harmonisée entre l’instance mondiale et la structure nationale afin de lutter efficacement contre le fléau du dopage.

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« L’ADAK ne peut à elle seule  éradiquer ce fl »au du dopage si nous ne coopérons pas avec ceux qui ont le pouvoir de s’attaquer à ces salauds qui produisent, distribuent et organisent le trafic de dangereux stéroïdes à destination des athlètes », a expliqué Witold Banka. Il propose notamment «  une approche plus agressive envers ceux qui détruisent l’image du pays, sa réputation et ses athlètes. »

GUERRE CONTRE LES « SALAUDS »

En parlant « des salauds », Witold Banka fait allusion aux barons du système mondial du dopage, les vrais coupables d’un fléau organisé et entretenu par des structures occidentales généralement de moralité douteuse.

Ainsi, les 140 athlètes kenyans accusés de dopage et suspendus depuis 2017 ne sont que les victimes de managers et d’entraîneurs  européens et américains qui ont trouvé les astuces pour exploiter à leur profit le manque de lois et de cadre légal contraignants.  Une vitamine ou un traitement de récupération, voilà les mensonges que ces salauds servent aux athlètes pour les embarquer dans le goulot du dopage. De Federico Rosa à  Zane Robertson, seuls les exécutants, les athlètes, subissent la rigueur de la loi pendant que les organisateurs restent intouchables et impunis. Des poursuites judiciaires ont été ouvertes et des chefs d’accusation libellés certes, mais les grands perdants étaient les athlètes dont Rita Jeptoo, pensionnaire de la structure de Federico Rosa. Quand un athlète est reconnu coupable de dopage, sa carrière est  foutue mais le manager qui lui a donné les substances peut continuer la sienne en recrutant d’autres pensionnaires.

En attendant le grand rendez-vous de 2029, le Kenya sera inspiré de mobiliser les différentes instances concernées dans le but de créer le cadre légal international qui définit l’exercice du métier de manager et d’entraîneur d’une part et qui décrit  les mesures dans lesquelles lesdits managers et entraîneurs pourront mis face à leurs responsabilités au même titre que les athlètes.

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