MONDIAL 2026 : LES NOUVELLES RÈGLES INTRODUITES

Le responsable de l’arbitrage de la FIFA a cité l’Angleterre comme exemple d’un comportement désormais interdit.

L’International Football Association Board (IFAB) a confirmé toute une série de changements de règles qui seront mis en œuvre lors de la Coupe du monde 2026.

Partout dans le monde, les controverses arbitrales ont entaché les 12 derniers mois du football, et l’IFAB a donc convoqué une réunion extraordinaire pour mettre les choses au clair à temps pour les festivités de cet été aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

LES POUVOIRS « ANTI-ARSENAL » DU VAR

Parmi les changements les plus importants figure une modification qui soulagera la grande majorité des supporters de Premier League, à tel point que beaucoup sur les réseaux sociaux ont affirmé que la règle avait été modifiée spécifiquement pour contrer Arsenal.

En vertu des nouvelles directives, le VAR a le pouvoir d’intervenir si une faute est repérée avant qu’un corner ou un coup franc ne soit tiré, par exemple lorsqu’un attaquant est vu en train de bloquer un défenseur — une tactique qui, comme l’admettra Mikel Arteta, a joué un rôle significatif dans le succès d’Arsenal cette saison.

Cela dit, ce n’est pas Arsenal qui a été cité en exemple pour illustrer ce qui constituerait désormais une infraction au règlement. C’est plutôt Pierluigi Collina, responsable de l’arbitrage à la FIFA, qui a désigné l’Angleterre comme coupable.

Collina s’est penché sur le but de l’Angleterre lors d’un match amical contre l’Uruguay en mars, au cours duquel Ben White — ironiquement, un joueur d’Arsenal — a marqué de la tête après que le milieu de terrain de Crystal Palace, Adam Wharton, a été vu en train de bloquer un défenseur.

« Nous essayons de résoudre ce problème et nous verrons ce qui pourra être fait ensuite », a expliqué Collina. « Cela ne concernerait que les fautes commises par un attaquant. Je ne pense pas qu’aucun d’entre vous serait satisfait d’un but marqué à la suite d’une faute, et la raison pour laquelle le VAR ne peut pas intervenir est que le protocole le stipule.

« Il y a clairement une faute commise contre le défenseur [uruguayen]. L’attaquant va clairement bloquer illégalement l’adversaire ; son seul objectif est d’empêcher le défenseur de pouvoir défendre contre son adversaire.

« Nous sommes convaincus que ce but ne peut pas être validé, c’est tout à fait injuste. Nous voulons que le VAR intervienne même si une faute est commise juste avant que le ballon ne soit en jeu. Nous sommes convaincus que personne ne peut s’y opposer. »

PAS DE BOUCHE COUVERTE

Un autre sujet qui a fait beaucoup parler de lui lors de la saison 2025-2026 s’est produit en Ligue des champions, où le milieu de terrain du Benfica, Gianluca Prestianni, a été accusé d’avoir tenu des propos racistes à l’encontre de l’ailier du Real Madrid, Vinicius Junior, en février.

La situation a été compliquée par le fait que Prestianni a caché sa bouche sous son maillot lorsqu’il s’est adressé à Vinicius, qui ne disposait d’aucune preuve vidéo de l’infraction, laquelle a été vigoureusement niée par Prestianni.

Désormais, les joueurs qui se couvrent la bouche, que ce soit avec la main ou avec leur maillot, lors d’une altercation, se verront automatiquement infliger un carton rouge.

Il est toutefois essentiel de noter que cette règle ne s’appliquera qu’aux moments d’agression. Les joueurs se couvrent régulièrement la bouche lorsqu’ils discutent avec leurs coéquipiers ou leurs amis sur le terrain, et ces moments ne seront pas sanctionnés.

SANCTIONS POUR PERTE DE TEMPS

L’IFAB a également interdit ce que l’on appelle désormais les « temps morts tactiques », au cours desquels un gardien de but reçoit des soins pour une blessure tandis que le reste des joueurs se rend sur le banc pour s’entretenir avec leurs entraîneurs.

Les gardiens de but peuvent toujours recevoir des soins et interrompre le match pendant ce temps, mais les arbitres auront le pouvoir d’interdire aux joueurs de se rendre sur la touche pour des discussions tactiques pendant que le match est suspendu.

« Nous n’autoriserons pas les équipes à se rendre sur le banc lorsqu’un gardien de but est allongé au sol, blessé », a poursuivi Collina. « Le gardien de but a le droit d’être blessé, mais les joueurs n’ont pas le droit de quitter le terrain pour prendre une sorte de temps mort avec leurs entraîneurs respectifs.

« Je crains que nous n’ayons pas trouvé de solution commune [concernant les sanctions], une solution acceptée par tout le monde. Pour cette saison, l’IFAB n’a pris aucune décision. Il est certain que des mesures seront prises à l’avenir. Pour l’instant, nous comptons sur la compréhension des joueurs face à ce problème.

« Nous leur avons dit : “Sachez que nous sommes au courant”, afin d’éviter que tous les joueurs ne quittent le terrain. Il y a des capitaines, il y a des entraîneurs, donc les arbitres seront certainement prêts à faire face à une telle situation si elle venait à se produire. »

Par ailleurs, les arbitres recourront également à des comptes à rebours visibles de cinq secondes lors des remises en jeu et des coups de pied de but. Si le jeu n’a pas repris dans le délai imparti, la possession sera accordée à l’équipe adverse sous la forme d’une remise en jeu ou d’un corner, selon l’endroit où l’infraction initiale s’est produite.

PAS DE RETARD LORS DES REMPLACEMENTS

Toujours dans le cadre des réformes visant à lutter contre les pertes de temps, les joueurs seront également avertis qu’ils ne disposent que de 10 secondes pour quitter le terrain une fois leur remplacement annoncé, et qu’ils doivent alors sortir par la ligne de touche la plus proche.

Bien qu’aucune sanction ne soit prévue pour un joueur en particulier qui mettrait trop de temps à quitter le terrain, les conséquences se feront sentir par la suite. Le joueur entrant sur le terrain ne pourra pas rejoindre le jeu qu’au premier arrêt naturel après une minute de jeu, laissant l’équipe fautive à court d’un joueur pendant ce qui pourrait devenir une période significative.

AUTRES NOUVELLES REGLES

• Carton rouge pour tout joueur quittant le terrain en signe de protestation contre une décision de l’arbitre

• Les entraîneurs recevront un carton rouge s’ils sont surpris en train d’encourager leurs joueurs à quitter le terrain

• Les équipes à l’origine de l’interruption d’un match seront automatiquement déclarées perdantes

• Le VAR peut désormais intervenir en cas de deuxième carton jaune injustement attribué, mais ne peut pas encourager l’attribution d’un deuxième carton jaune qui entraînerait un carton rouge

• Les corners attribués à tort et les cas d’erreur d’identité peuvent également être corrigés par le VAR

• Les joueurs recevant des soins médicaux sur le terrain doivent quitter le terrain pendant au moins une minute, à l’exception des gardiens de but

• Chaque mi-temps de la Coupe du monde comportera une pause hydratation de trois minutes, dont le moment sera laissé à la discrétion de l’arbitre

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