ENTRETIEN/ – L’IA DEVRAIT NOUS AIDER À AVANCER…- OMAR JARJU

Président de l’Association des Journalistes Sportifs de Gambie (SJAG), Omar Jarju était l’hôte de la cinquantaine de journalistes sportifs africains présents au dernier congrès de Banjul. Pour la rédaction de Mawakisports365, il fait le bilan dudit congrès en focalisant son attention sur le challenge de l’intelligence artificielle et la question éternelle du genre dans la presse sportive.

Le 8ème congrès AIPS Afrique tenu à Banjul, Gambie, du 6 au 9 février dernier, était un véritable challenge au départ pour l’association des journalistes sportifs de Gambie (SJAG) que vous présidez. Cependant, à l’arrivée, ce fut un véritable succès. Comment cela a-t-il été possible ?

C’est le résultat de l’engagement de l’équipe qui y a travaillé sans retenue ni réserve.  Pour ce congrès, nous avons mis en place différentes commissions pour des tâches précises en vue de la réussite de l’événement.  Il faut reconnaître que ces commissions ont fait un formidable travail. Bien plus, nous avons pu bénéficier du soutien total du gouvernement gambien, à travers le ministère de la jeunesse et des

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La question du genre dans le journalisme sportif était l’un des panels au programme du congrès et il s’agissait de réfléchir uen nouvelle fois aux actions susceptibles de renforcer la  présence de la femme dans le domaine. Quel est le degré d’implication des femmes dans la presse sportive en Gambie ?

Pour notre comité exécutif, la question du genre est un pilier important. L’an passé, nous avons lancé, pour une première fois en Gambie, une commission féminine dans la presse sportive. Cette commission a pour mission de travailler quotidiennement à créer les meilleures conditions d’un exercice pertinent du journalisme sportif par les femmes et surtout à promouvoir l’équité genre.

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A travers son thème « Presse digitale, intelligence artificielle et éthique dans le journalisme sportif », le congrès a mis l’accent sut le défi que constitue depuis peu l’intelligence artificielle pour la presse en général, la presse sportive en particulier. Selon vous, l’IA est-elle une menace ou un atout pour le journaliste sportif ?

Pour moi, l’intelligence artificielle est une menace à notre métier de journaliste sportif. C’est pour cela que nous devons resserrer les rangs et nous organiser afin d’offrir des sessions de formation sur la façon de réagir correctement et efficacement face au péril. L’intelligence devrait œuvrer strictement à faire progresser notre travail, non à créer des outils pour s’y substituer.

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Parlant en dernier lieu de l’Association des Journalistes Sportifs de Gambie (SJAG), quele est l’état des lieux et quels sont les prochains challenges ?

La priorité du comité exécutif, c’est les challenges et les programmes de développement à court terme.  Nous travaillons actuellement à étendre la couverture nationale en créant d’autres antennes nationales en différents endroits de la Gambie.  En outre, la question de l’éthique journalistique reste un obstacle pour certains confrères et cela nous préoccupe. Dès lors, nous sommes obligés d’envisager plusieurs projets de formation afin d’améliorer la qualité de la presse sportive gambienne.

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