EDITORIAL/ CAN 2027 : AUX GRANDS MAUX…

C’est fait : les choses sérieuses ont commencé dans la perspective de la CAN 2027. Les 48 pays en lice connaissent depuis le 19 mai leurs adversaires de l’étape des éliminatoires. L’Algérie, la Zambie et le Burundi sont les adversaires du Togo. Sevré depuis 2017 de phase finale, le Togo va une fois encore essayer de se qualifier. Seulement que, cette fois-ci, il est vital de dire aux uns et aux autres que rien ne devrait plus être ous e faire comme avant.

C’est le sens de la formule que je reprends en titre. « Aux grands laux, les grands remèdes », dit-on dans l’imaginaire français. Cela veut dire qu’il faut penser à utiliser les solutions extrêmes lorsque les problèmes se corsent et dépassent l’entendement humain, les forces naturelles humaines. Je n’insinue pas que les difficultés du Togo à retourner à une nouvelle phase finale de CAN depuis celle de 2017 s’expliqueraient par des paramètres irrationnels. NON.  Ma pensée est que, vu la série d’échecs, vu les efforts engagés durant toutes ces années d’échec, cette nouvelle tentative devrait être abordée dans un état d’esprit spécifique au contexte et au défi.

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Disons-le sans détour :  la fédération, le staff technique, les médias et les autorités politiques sont attendus pour mouiller le maillot et faire les compromis nécessaires. Au sujet de compromis, je considère que les membres du comité exécutif de la fédération sont les premières personnes à qui on devrait en imposer. J’ai le sentiment, pour différentes raisons que je ne peux malheureusement pas évoquer, que les membres de ce comité ne sont pas unis autour de l’objectif qui devrait être commun. J’ai le sentiment que certains jouent contre leur pays, au motif que les succès de la sélection feraient les affaires du président. Beaucoup de choses se disent et beaucoup de comportements et d’actes inclinent à s’interroger en effet sur la communion d’objectifs et d’esprit au sein de ce bureau.

Les grands remèdes, il faudra les utiliser aussi pour gérer les matches à domicile. Dans une telle compétition, gagner deux matches à domicile, à défaut des trois, est un atout exceptionnel. Malheureusement, depuis longtemps, le Togo a pris l’habitude des contre-performances à domicile. De Claude Le Roy à Daré en passant par Duarte, Kegue a perdu sa couronne de forteresse imprenable. Pour 2027, toutes les énergies devraient être mises en œuvre à cet effet. C’est une condition sine qua non. Je pense qu’il y a beaucoup de mesures drastiques à prendre dans ce sens, elles touchent la gestion du séjour de la sélection à son camp de base, au contrôle des allées et venues pendant les séances d’entraînement et les accès au stade la veille, les derniers moments avant le match et les mouvements au sein du stade durant le match.

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Les hommes intelligents ne tombent pas au même endroit plusieurs fois, mais le Togo l’a fait. De même, à la différence de ce qu’on dit des hommes intelligents, le Togo n’arrive pas à tire rles bonnes leçons de ses échecs afin de ne pas répéter les mêmes erreurs. Pour aller à la CAN 2027, il faudra gagner au moins deux matches à Lomé et aller faire un hold up à l’extérieur. Pour cela, chaque match des Eperviers devra être abordé comme une dernière bataille à gagner, quel que soit le prix à payer. Je pense que l’on est trop tendre et jovial lors des matches de la sélection à domicile. Cela donne aux esprits retors qui travaillent contre les intérêts de la sélection et du pays à s’autoriser des élans répréhensibles et destructeurs. On ne sourit pas devant une vipère, on serre les dents et l’écrase sans pitié. La présence du Togo dans le pot 3 signifie qu’il faut faire quelque chose de grand et d’exceptionnel pour terminer à la 2ème place au soir de la sixième et dernière journée des éliminatoires. Ce n’est pas en souriant ou en jouant les dilettantes qu’on y parviendra. Les grands maux exigent toujours les grands remèdes. Ne pas le savoir, c’est se faire hara kiri.

Je veux mettre le Colonel Akpovy devant ses responsabilités. Il est le seul que l’on décrie face aux échecs de la sélection. Il lui revient de prendre le taureau par les cornes, de serrer les dents et de prendre des décisions fortes à divers niveaux afin de favoriser une autre fortune à la sélection. Je le lui revaudrai.

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