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8EME CONGRES AIPS AFRIQUE/ CREDIBILITE, DIGITALISATION ET DEVELOPPEMENT DES SPORTS

C’est sous le signe de cette triptyque que s’est ouvert le 6 février 2026 à Banjul, Gambie, le 8ème congrès de l’Association internationale de la presse sportive Section Afrique (AIPS Afrique). Les délégués venus d’une vingtaine de pays africains se se sont donné rendez-vous pour réfléchir aux défis de la presse sportive sur le continent, notamment le goulot de l’intelligence artificielle et la nécessaire mutation du diapason de la pratique sportive en Afrique.

Mohamed Jallow (Photo), vice-président de la Gambie a eu l’insigne honneur, au nom du président Adama Barrow, de prononcer le discours d’ouverture officielle de ce rendez-vous de la presse sportive africaine. En avouant la fierté et l’honneur de la Gambie d’accueillir ce congrès, dans la dynamique dans laquelle le pays s’est engagé depuis quelques années avec l’organisation e grands événements sportifs. Il a surtout attiré l’attention de l’auditoire sur la responsabilité de la presse sportive dans le nouveau contexte de travail marqué par l’innovation technologique qu’est l’intelligence artificielle, prolongement de la digitalisation à tout vent.
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«Je vous invite à réfléchir sérieusement aux challenges qui se profilent à l’horizon pour vous du fait de l’expansion inquiétante de l’intelligence artificielle», a indiqué M. Jallow, faisant ainsi écho au thème officiel du congrès qui est «Presse numérique, Intelligence artificielle et éthique dans la presse sportive en Afrique ».

LE SPORT, UNE OPPORTUNITE
Différents autres discours ont été prononcés au cours de la cérémonie d’ouverture. Fait remarquable: tutti quanti, ils ont mis en relief l’urgence de positionner le sport comme un outil de développement au lieu de le maintenir dans le rôle mineur et réducteur de discipline de loisir ou de maintien de forme physique.
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Pour le président de l’AIPS Afrique Abdoulaye Thiam, il y a nécessité d’investir dans le sport en vue de créer les conditions de répondre à certaines attentes de la jeunesse. «Le sport n’est plus un simple loisir. Il est devenu une activité qui peut pourvoir de l’emploi à la jeunesse. C’est pour cela qu’aucun pays ne saurait plus se permettre de se mettre en marge de la tendance qui recommande de faire du sport un outil de développement», a fait observer M. Thiam.
Pour sa part, la ministre des sports du Sénégal a longuement évoqué l’intérêt qui pourrait résider dans une une meilleure approche du fait sportif. Elle n’a pas hésité, au bout d’une logique attrayante, de conclure que le sport, aujourd’hui, , « est une diplomatie populaire », insinuant dans la foulée le pouvoir du sport à contribuer à transformer les sociétés et à influer positivement sur les populations. Pour finir, Khady Diène Gaye a tenu à lancer un appel solennel à l’Afrique: « Ensemble, faisons du sport un projet de société », étant entendu que, selon le mot du vice-président Jallow « le sport est reconnu comme un outil de transformation sociale ».
En attendant le panel spécifique dédié à la responsabilité des autorités politiques dans le développement des sports, le ministre ghanéen des sports, Koffi Iddie Adams, a principalement mis l’économie du sport au centre de son intervention. En soulignant que le sport affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de 640 milliards de dollars américains et un taux non négligeable de 5% de contribution au PIB des grands pays de sport dans le monde, le ministre Adams a avoué son regret et son insatisfaction de constater que l’économie du sport est étique en Afrique.
Le congrès se tient jusqu’au 9 février et va se clore avec l’examen et l’adoption des nouveaux statuts et règlement intérieur de l’AIPS Afrique. Plusieurs autres panels sont au programme dont le football africain, sport et genre, presse sportive et investigation.







